Crédit photo : Monumento creadopor los escultores frances Antoine - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1870
Renommage de la place
Renommage de la place
1870 (≈ 1870)
La place prend le nom de Garibaldi.
4 juin 1882
Décès de Garibaldi
Décès de Garibaldi
4 juin 1882 (≈ 1882)
Vote municipal pour un monument.
1885
Choix de l'emplacement
Choix de l'emplacement
1885 (≈ 1885)
Lancement du concours pour le monument.
1888
Mort d'Antoine Étex
Mort d'Antoine Étex
1888 (≈ 1888)
Arrêt temporaire des travaux sculpturaux.
4 octobre 1891
Inauguration du monument
Inauguration du monument
4 octobre 1891 (≈ 1891)
Cérémonie officielle après 9 ans.
2007
Déplacement du monument
Déplacement du monument
2007 (≈ 2007)
Modification pour le tramway, bassin réduit.
23 juillet 2009
Classement monument historique
Classement monument historique
23 juillet 2009 (≈ 2009)
Protection officielle de l'œuvre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument en totalité (cad. KO, domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 23 juillet 2009
Personnages clés
| Giuseppe Garibaldi - Général et héros italien |
Personnage honoré par le monument. |
| Antoine Étex - Sculpteur initial |
Auteur de l'ébauche, mort avant achèvement. |
| Gustave Deloye - Sculpteur final |
A terminé le monument et ajusta le piédestal. |
| Dominique Ciotti - Entrepreneur du piédestal |
Décédé avant la fin des travaux. |
| Menotti Garibaldi - Fils de Giuseppe Garibaldi |
Symbolisé par un lion en bronze. |
| Riciotti Garibaldi - Fils de Giuseppe Garibaldi |
Symbolisé par un lion en bronze. |
Origine et histoire
Le monument à Garibaldi, situé place Garibaldi à Nice, a été commandé par la ville en 1882, à l'annonce de la mort du général italien. Une souscription publique fut lancée, mais son succès limité retarda le projet. L'emplacement fut finalement choisi en 1885, et le sculpteur Antoine Étex, sélectionné pour réaliser l'œuvre, en commença l'ébauche. Cependant, il mourut en 1888 avant de l'achever, tout comme l'entrepreneur Dominique Ciotti, chargé du piédestal. Gustave Deloye prit alors la relève, modifiant le piédestal pour des raisons techniques et y ajoutant deux lions en bronze.
Le monument fut inauguré le 4 octobre 1891, après trois ans de travaux supplémentaires. Il représente Garibaldi en chemise rouge, le regard tourné vers Turin, sa ville symbolique, avec une épée et un poing serré. À sa base, un groupe allégorique en bronze illustre la France et l'Italie veillant sur le berceau de Garibaldi enfant. Les lions, placés de part et d'autre, symbolisent deux de ses fils, Menotti et Riciotti, tandis que des canons gravés des dates 1860 et 1870 rappellent ses campagnes militaires. Le socle carré, orné de proues et de médaillons représentant ses petits-fils, évoque aussi son héritage maritime.
En 2007, le monument fut déplacé de 18 mètres pour permettre la construction de la ligne 1 du tramway de Nice, réduisant également la taille du bassin qui l'entoure. Classé aux monuments historiques en 2009, il reste un symbole des liens entre Nice et l'Italie, célébré chaque année jusqu'aux années 1970 par des dépôts de gerbes en mémoire de Garibaldi. La place, renommée en son honneur dès 1870, souligne l'importance historique de ce personnage pour la ville, marquée par son rattachement à la France en 1860 après des siècles sous domination savoyarde.
Le monument mêle ainsi des éléments artistiques, comme les allégories des deux nations ou les lions, à des références historiques précises, telles que les dates gravées sur les canons. Ces détails reflètent à la fois le rôle militaire de Garibaldi et son attachement à Nice, sa ville natale. L'œuvre, restaurée et protégée, continue de témoigner de cette période charnière du XIXe siècle, où les identités nationales et locales se redéfinissaient en Europe.
Les sources historiques, notamment les travaux de Maurice Agulhon ou Jérôme Grévy, soulignent l'importance symbolique de ce monument dans la mémoire collective niçoise. Il incarne une forme de résistance identitaire et de fierté locale, dans une ville alors en pleine intégration à la France. Les modifications apportées en 2007, bien que pratiques, ont suscité des débats sur la préservation du patrimoine dans un contexte urbain en évolution.